Centre hospitalier de Valenciennes:la cœlioscopie 3D ou une meilleure précision pour opérer.

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Le progrès est en marche ! Depuis mi-février, les chirurgiens du service de gynécologie et de cancérologie de la maternité Monaco de Valenciennes, utilisent une caméra 3D nouvelle génération pour pratiquer les cœlioscopies. Seuls une vingtaine d’établissements sont équipés en France.

 Lunettes 3D sur le nez, c’est avec une précision encore plus grande que les chirurgiens procèdent à une cœlioscopie nouvelle génération.

Au service gynécologie et cancérologie de la maternité Monaco de Valenciennes, les chirurgiens se préparent pour une intervention un peu spéciale. L’opération particulièrement complexe d’une patiente de 33 ans souffrant d’une endométriose sévère. Une maladie qui entraîne, entre autres, de violentes douleurs pelviennes. Afin de limiter les risques de récidive, une hystérectomie (ablation de l’utérus) pratiquée par cœlioscopie est nécessaire. « Cette technique permet d’éviter de faire une laparotomie. Moins on ouvre l’abdomen du patient et moins on a de chance d’avoir des infections postopératoires et de risques de complications. La reprise du travail est également plus rapide, ce qui est important pour la personne qui se subit l’intervention. Au départ, la cœlioscopie n’était pas énormément pratiquée en France mais beaucoup aux États-Unis. Le problème c’est qu’il fallait ouvrir des services adaptés, », explique le docteur Jérôme Phalippou.

Depuis, de plus en plus de patients ont pu bénéficier de la cœlioscopie pour détecter les causes d’infertilité mais aussi pour les cas beaucoup plus complexes tels que les tumeurs, les curages pelviens ou encore les hystérectomies.

La 3D : un bond technologique et un confort en plus pour le chirurgien

Dans l’un des blocs du service gynécologie et cancérologie, la patiente est déjà endormie. Deux écrans ont été installés et l’équipe se prépare pour l’intervention. Une petite caméra est alors introduite dans le ventre de la patiente. Une exploration visuelle par l’intermédiaire d’un tube optique. Sur le premier écran, l’image est projetée de façon classique. Mais, sur celui d’à côté, les détails semblent nettement plus flagrants. Il s’agit d’images en 3D. Les lunettes sur le nez, l’équipe de chirurgie comment à opérer. « Grâce à la 3D, le chirurgien a une meilleure maniabilité des instruments utilisés pendant l’intervention. Son aisance est plus grande quand il opère. Quand on voit mieux, on fait mieux les choses », ajoute le Dr Phalippou.

Une méthode bien accueillie

Même si la cœlioscopie en 2D a déjà fait ses preuves et permet d’obtenir de très bons résultats, l’utilisation de la 3D permet d’avoir une qualité supplémentaire au robot. « La 3D en chirurgie coûte quinze fois moins chère qu’un robot à l’achat et il n’y a aucun surcoût à l’utilisation. » Pratique et plus économique, la cœlioscopie en 3D est un véritable confort supplémentaire pour les chirurgiens. « Manipuler un tissu comme celui-là est beaucoup moins évident en 2D qu’en 3D. On travaille plus vite et donc on se fatigue moins. En temps normal, le chirurgien doit lui-même recréer la 3D dans sa tête. Le fait de l’utiliser, c’est garantir une sécurité supplémentaire. » L’intervention du Dr. Philippou et de son équipe mercredi matin a duré deux heures et s’est parfaitement déroulée. À Valenciennes, la toute première cœlioscopie en 3D a été lancée mi-février. Une technologie plutôt bien accueillie par les patients. « Alors que certains malades sont un peu réticents avec la robotique, pour l’opération 3D, c’est le contraire. La confiance est au rendez-vous parce que c’est toujours le chirurgien qui opère finalement. » L’objectif du Centre hospitalier est maintenant de pouvoir proposer davantage de chirurgie mini-invasive aux patients. « Grâce à cela, on va pouvoir franchir un cap en médecine. On n’est pas dans la rupture technologique mais dans le progrès. Nous sommes le premier service gynécologique de France. Et nous devons, pour nous, nos internes et nos patients avancer encore et toujours. »